De : Goro Miyazaki
Sorti le : 11 Janvier

La colline aux coquelicot Hayao Miyazaki

Résumé :
Umi est une jeune lycéenne qui vit dans une vieille bâtisse perchée au sommet d’une colline surplombant le port de Yokohama. Chaque matin, depuis que son père a disparu en mer, elle hisse face à la baie deux pavillons, comme un message lancé à l’horizon. Au lycée, quelqu’un a même écrit un article sur cet émouvant signal dans le journal du campus. C’est peut-être l’intrépide Shun, le séduisant jeune homme qu’Umi n’a pas manqué de remarquer...
Attirés l’un par l’autre, les deux jeunes gens vont partager de plus en plus d’activités, de la sauvegarde du vieux foyer jusqu’à la rédaction du journal. Pourtant, leur relation va prendre un tour inattendu avec la découverte d’un secret qui entoure leur naissance et semble les lier…
Dans un Japon des années 60, entre tradition et modernité, à l’aube d’une nouvelle ère, Umi et Shun vont se découvrir et partager une émouvante histoire d’amitié, d’amour et d’espoir.

(Source: Allociné)

Mon avis :

 Il semble bien loin le temps où le studio Ghibli nous proposait des films plein de magie, de messages engagés (l’environnement, le féminisme…).

L’action se déroule ici dans un japon d’après-guerre. Nous suivons Umi, jeune lycéenne, qui va faire la rencontre de Shun, un lycéen. Celui-ci écrit un article sur la jeune fille, qui, tous les matins, hisse des drapeaux sur un mât, comme un message destiné aux navires.
Mais c’est véritablement dans la lutte contre la destruction du foyer étudiant qu’Umi et Shun vont apprendre à se connaitre. Ils vont passer beaucoup de temps ensemble et se rapprocher, jusqu’à ressentir une forte attirance l’un pour l’autre.
Mais, lors d’une fête organisée chez Umi, celle-ci fait visiter la maison à Shun et lui montre des photos, dont une de son père. Et là, dans le regard du jeune homme on sent que quelque chose se passe.
De retour chez lui, Shun sort un album photo contenant la même photo que celle que lui a montré Umi.
Les deux jeunes auraient le même père, ce qui signifie donc qu’ils sont de la même famille (frère et sœur ou bien demi-frère et demi sœur).
Ils vont donc chercher des réponses. 

J’ai apprécié ce film pour la romance entre les deux protagonistes. Ils sont touchants. Les décors sont sublimes. L’action se déroule dans une petite ville au bord de la mer, c’est très beau. Les dessins de Goro Miyazaki sont propres, nets et beaux. Mais ils n’égalent pas ceux de son père.  La bande sonore est également un atout, elle accompagne bien le récit. La chanson finale est très belle.
Même si il n’égale pas son père, la réalisation  n’est  pas le défaut de ce film.

Ce qui est vraiment dommage c’est cette histoire entre les deux protagonistes. Il y a beaucoup de secrets mais tous sont très peu abordés, juste effleurés.  L’histoire du Japon est évoquée très rapidement. De plus, on devine assez rapidement la suite.
Alors que de nombreuses possibilités s’offraient à Goro Miyazaki pour étoffer et approfondir son histoire, il ne les saisit pas. On reste en surface, ce qui rend l’histoire fade.
Du coup, on devine assez facilement le dénouement. 

J’ai vu plusieurs films du Studio Ghibli et je reconnais que depuis que Hayao Miyazaki a passé la main à son fils, les films n’ont plus cette même qualité. Ils restent agréables à regarder mais on ne retrouve pas la magie d’autrefois. 

A mes yeux, aucun film du studio n’est parvenu à égaler Princesse Mononoké. Le voyage de Chihiro, Nausicaa étaient de très bons films mais Princesse Mononoké demeure un vériatble chef d’œuvre pour moi.