De : Florent Emilio Siri
Sorti le : 14 mars 2012
Avec : Jérémie Rénier, Benoît Magimel, Monica Scattini,…

Cloclo

 

Résumé :
Cloclo, c’est le destin tragique d’une icône de la chanson française décédée à l’âge de 39 ans, qui plus de trente ans après sa disparition continue de fasciner. Star adulée et business man, bête de scène et pro du marketing avant l’heure, machine à tubes et patron de presse, mais aussi père de famille et homme à femmes…
Cloclo ou le portrait d’un homme complexe, multiple ; toujours pressé, profondément moderne et prêt à tout pour se faire aimer.

(Source : Allociné)

 Mon avis :

Je n’ai pas particulièrement été emballée par ce film. Je n’ai pas connu la « folie » Claude François et je ne suis pas spécialement fan de sa musique, ça explique pourquoi ce film ne m’a pas convaincue.

 Le film raconte l’histoire de Claude François (je pense que vous vous en doutiez), de sa plus tendre enfance en Egypte, à sa mort le 11 mars 1978. L’enfance est traitée très rapidement, on arrive très vite à la période de ses débuts puis enfin vient le succès.

Le film s’intéresse davantage à l’homme qu’à sa carrière. Celle-ci est abordée, mais dans le but de nous montrer une facette  du personnage.
A ce propos, le film nous montre un homme assez narcissique, il a dû hériter ça de son père, qui veut absolument tout contrôler et qui ne pense qu’à son image. Loin de l’éloge du personnage, le film nous montre ses aspects les moins reluisants. Homme à femmes, il pouvait tromper ses compagnes mais elles n’avaient pas le droit d’approcher un homme, ni même en regarder un. Il ne supportait pas ça. J’avais déjà eu des échos comme quoi Cloclo n’était pas quelqu’un de facile à vivre, le film vient confirmer tout ça.
En arrivant au cinéma, je n’avais pas une bonne image du chanteur, en sortant c’était pire. Je me demandais comment on pouvait aimer quelqu’un d’aussi imbu de lui-même, qui utilise le moindre évènement à son avantage, aux détriments de ses proches.

 Niveau réalisation, il n’y a pas vraiment de prise de risque. C’est assez simple. Il y a un effet images d’archives par moments, mais c’est tout. 

Je tiens à saluer la performance de Jérémie Renier. La ressemblance avec le chanteur est frappante. Il a réussi à rentrer dans la peau du personnage et à reproduire sa gestuelle. Quant à Benoît Magimel, j’ai eu du mal à le trouver très crédible dans ce rôle de Paul Lederman. Je ne sais pas, je n’ai pas accrochée.

 Je reprocherai au film sa longueur. Je me suis ennuyée par moment. Le film est long et je pense que ce n’est pas nécessaire. Certains films longs passent tout seul, d’autres non, dans le cas de Cloclo ça ne passe pas, malgré les quelques moments musicaux plus dynamiques que le reste du film.

Cloclo est un film qui plaira aux fans, pour les autres, c’est moins sûr. 
Me concernant, si je devais choisir en La Môme ou Cloclo, je préférerais revoir le premier, même si je ne suis pas plus fan d’Edith Piaf que de Cloclo.