Résumé :

Fripon n'est pas un chat ordinaire, et il en a conscience. Suivez cet étrange animal dans sa maison de mafieux, et devenez spectateur de sa vie à travers son aventure poilante qui l'entraînera malgré lui à la découverte de ses origines. Glissez-vous dans la peau d'un chat pendant ces quelques pages, et gardez à l'esprit ces quelques mots d'ordre : « insoupçonné, intouchable, orgueilleux »

(Source : Salon du Manuscrit )

Mon avis :

Une aventure truculente dans le monde de la mafia vu par un chat.

J’ai passé un chouette moment en compagnie de Fripon. Il démarre fort en nous décrivant une scène de torture par son maître. Je pensais le ton donné mais pas vraiment. Après quelques chapitres, assez inégaux, l’histoire prend une toute autre tournure que je n’attendais pas du tout. L’auteur réussit très habilement à nous conduire vers une autre histoire. Cette nouvelle direction prise par l’intrigue m’a beaucoup plu. J'ai enchaîné les chapitres pour avoir le fin mot de l'histoire. On découvre une tout autre mafia. C’est très malin. Pour moi, tout n’est pas des plus crédibles, mais bon, c’est un chat qui raconte, on peut s’attendre à tout. ;)

Fripon est une parfaite représentation du chat. Il a des côtés très hautains, très prétentieux, on en viendrait à le détester, mais il a aussi des côtés attachants. La découverte de ses origines va beaucoup le changer. Sa maladresse avec ses sentiments fait beaucoup sourire. Lui qui croit tout acquis se heurte à quelques obstacles. Théo Lemattre réussit à bien retranscrire avec des mots le comportement d’un chat. J’ai apprécié Fripon mais il se fait voler la vedette par Bob, un rat. J’ai adoré ce petit rongeur. Il a une réparti à toute épreuve. Il m’a fait penser aux hamsters du film Mission G. Il m'a beaucoup fait rire. Le duo chat/rat est une vraie réussite. Improbable, il fonctionne pourtant très bien.
Les humains de l’histoire font très caricaturaux. Le patron de la mafia se révèle finalement ridicule, sa femme est une nymphomane, le fidèle garde du corps apparait stupide…bref, ils ne sont pas gâtés. On peut le dire, les hommes ne font pas le poids face aux animaux, ici.

L’auteur a une écriture agréable, riche en références à la culture pop. Le style colle parfaitement au personnage du chat narrateur, c’est très amusant à lire. On se met dans la peau de Fripon très facilement et on se représente le monde tel qu’il le voit tout aussi aisément.

L’Omerchat est une lecture sympathique, se retrouver dans la peau d’un chat est une expérience intéressante et déroutante à la fois. N’hésitez pas à tenter. Je pensais assister à la vie d'un gang de mafieux, j'ai été servie mais j'ai aussi eu bien plus. C'est sûr, je ne verrai plus les chats de la même façon. ^^
Je remercie le Salon du Manuscrit pour la découverte de ce livre. C’est très différent de ce que je lis habituellement et j’ai apprécié ce changement.