The Revolution of Ivy_Amy Engels

Résumé :

J’ai tout perdu. Mon foyer. Ma famille. L’homme que j’aime.

Ce serait si facile de capituler, de fermer les yeux et d’attendre que la faim et la soif aient raison de moi. Ou bien qu’une bête sauvage me trouve. Ou même un autre survivant… Mais je refuse d’abandonner. J’en ai terminé avec la lâcheté. Il est temps pour moi d’agir, enfin.

Bishop me l’avait bien dit, cet univers hostile ne pardonne pas la moindre erreur. Et au-delà de la barrière, c’est encore pire. L’hiver approche, et si je veux survivre, il va me falloir trouver de l’eau, des vivres, un abri. D’autres condamnés avec lesquels m’allier. Mais surtout, je vais devoir faire un choix : dois-je oublier ma vie d’avant, me venger de ceux qui m’ont trahie… ou mener, purement et simplement, la révolution ?

Car je ne suis plus une Westfall, ni une Lattimer. Simplement Ivy. Et je suis enfin libre.

(Source : Lumen)

Mon avis :

SPOILERS DU TOME 1

Avec Ivy, j’aurais frôlé le coup de cœur à deux reprises. Les personnages et l’univers sont remarquables mais certains aspects de l’intrigue restent trop peu exploités.

Alors que je m’attendais à une lutte contre le régime de Westfall, ce second tome est surtout une sorte de traversée du désert pour Ivy. Lâchement abandonnée par sa famille, elle est bannie hors de la ville. Là, en pleine nature sauvage, elle réalise tout ce qu’elle a sacrifié et laissé derrière elle, à commencer par Bishop.

Si j’ai été surprise par la direction choisie, j’ai néanmoins passé un très bon moment avec Ivy. La jeune femme m’a énormément touchée dans cette seconde partie. On assiste à une « renaissance ». Seule aux portes de la ville, Ivy va se défaire de son passé pour aller de l’avant. On l’a sent tiraillée mais elle prend les décisions qui s’imposent pour progresser. Si elle apparait parfois rude, je la trouve très courageuse. Elle n’a jamais pu être elle-même donc elle se « découvre » d’une certaine façon et elle fait des erreurs mais surtout elle mûrit. Et cela, on le doit aux personnes qu’elle rencontre mais surtout à Bishop. Ah, Bishop, il est incroyable. Tendre, patient… Bishop ne manque pas de qualités. Cependant, lui aussi a changé. Si dans le premier tome, il laissait Ivy faire à son rythme désormais ce n’est plus tout à fait le cas. Il l’aime, c’est sincère et puissant, c’est pourquoi il n’hésite pas à la bousculer un peu. Il la fait réfléchir, il lui ouvre les yeux. Ensemble, ils sont superbes. J’aime cette complicité qu’ils ont, ces moments de partage…

Mais voilà, si j’ai apprécié traverser ses épreuves avec eux, découvrir le monde hors de Westfall, je reste sur ma faim quant aux événements au sein de la ville. Dans les derniers chapitres, tout se passe trop facilement et trop rapidement. J’aurais vraiment voulu que l’auteure insiste davantage sur cette partie. Il y avait un tel potentiel. Un troisième tome n’aurait pas été de trop. En faire deux est intéressant car on a une bonne dynamique tout du long mais là, on aurait facilement pu avoir un troisième livre pour prendre le temps d’approfondir la révolution au sein de Westfall. OK, si un livre supplémentaire peut paraître énorme, je pense qu’une bonne centaine de pages en plus ne m’aurait pas dérangé.

Cela mis à part, je n’ai absolument rien à reproché à ce livre. The Revolution of Ivy est très bien tel qu’il est. Amy Engel nous dévoile l’autre facette de son univers. Le contraste avec Westfall est saisissant. La plume de l’auteure est tantôt délicate tantôt cruelle et la lecture n’en est que plus vivante.

De nouveau, c’est un « presque » coup de cœur mais je termine ma lecture avec énormément d’amour pour Ivy et Bishop. Qu’est-ce que je les aime ces deux-là ! Je suis plus que ravie du final que l’auteure leur a concocté. Une dystopie hors du commun qui restera parmi mes favorites. 

Retrouvez mon avis sur le premier tome :

 

The Book of Ivy Amy Engels