La Cité du Ciel_Amy Ewing

Résumé :

« Dans trois jours, Sera Lighthaven procédera au plus grand acte de foi qu’une Céruléenne puisse accomplir, annonça la grande prêtresse. Elle plongera du promontoire situé dans les jardins Nocturnes et répandra son sang pour rompre le cordon. Elle sera honorée et chérie par nous toutes tandis que nous voyagerons vers notre nouvelle destination. »

Sera se sentait comme engourdie. Son cerveau refusait de faire le lien avec ce qu’elle venait d’entendre, comme si la grande prêtresse parlait de quelqu’un d’autre.

Nous sommes les Céruléennes, notre sang est magique. 

Ces mots prirent un sens nouveau et absolument terrifiant à ses oreilles. Son sang allait causer sa mort…

Avec ce premier volet d’un diptyque, Amy Ewing nous offre un univers fabuleux peuplé de créatures enchanteresses.

(Source : Lisez.com)

Mon avis :

Merci à Babelio et à la Collection R pour l’envoi de ce titre. J’étais intriguée par ce nouveau récit de Amy Ewing, dont j’ai beaucoup aimé Le Joyau. Cependant, ce nouvel univers n’a pas réussi à me captiver autant. La Cité du Ciel, aussi belle que dangereuse, possède quelques faiblesses.

La première impression a été très positive. On se retrouve de suite immergé dans la Cité, cette ville flottante où vit Sera. Et la façon qu’a l’auteure de la décrire est très visuelle et très poétique. Toutes ces nuances de bleu, les moutons de brume, les filaments de nuage…tous ces éléments forment un très bel ensemble onirique. Mais si je peux vous donner un conseil, prenez votre souffle avant de vous lancer car on est rapidement lâché, avec peu d’explications. Ou bien elles arrivent tardivement. C’est assez déstabilisant par moment parce que tout semble tellement évident ou trop instinctif pour les personnages. Le lecteur est un peu laissé de côté de cette façon.


Pas d'inquiétudes...tout ira bien.

Côté personnage, on est servi avec pas moins de quatre protagonistes. Chacun prend la parole pour nous faire découvrir son monde et comment il s’y sent. J’ai bien aimé cette diversité des points de vue. Un même monde vu sous des angles différents ne donne pas nécessairement la même impression. C’est bien joué. On ouvre ainsi les yeux sur la réalité de chacun. Confronter ces éléments permet alors de distinguer toute la complexité du monde bâti.

Parmi nos protagonistes, on trouve Sera. J’ai aimé son côté curieux et aventureux. Elle se montre bien plus indépendante que les autres Céruléennes. Mais ce n’est pas elle qui aura retenu mon attention. Ce n’est pas Agnès non plus. Elle joue les rebelles mais elle n’est pas très douée pour ça. Toutefois, elle vaut bien mieux que son frère. OMG !! Léo est tellement énervant et fils à papa. Il veut plaire à tout prix et fait des âneries. Je lui aurais bien mis quelques claques à celui-là.
Celle qui m’a le plus étonnée, c’est Leela. Je la trouvais discrète, calme et c’est finalement elle qui m’aura le plus surprise. Elle se montre bien plus courageuse et aurait fait une excellente héroïne principale. Je n’aurais pas été contre plus de chapitres avec elle.


Ne jamais se fiez aux apparences !!

Un gros point noir du roman vient des quelques messages disséminés ça et là. Que ce soit sur l’écologie, le racisme ou encore l’égalité homme/femme, j’ai trouvé que ça tombait comme un cheveu sur la soupe. D’autant plus que ce n’est pas développé ensuite. Un personnage va faire une réflexion sur le sujet et c’est terminé, on passe à la suite. Je n’irai pas jusqu’à dire que ça m’a dérangée mais j’ai tiqué à plusieurs reprises. Quitte à faire passer un message, autant l’intégrer au récit et poursuivre la réflexion. Je comprends mieux maintenant certains reproches adressés au roman. Il y a des maladresses qui piquent.

Et qui nuisent à une intrigue facile mais bien rôdée. Certaines histoires du passé refont surface et cachent des vérités oubliées. Vérités qui vont soulever bien des questions. L’histoire a pris une tournure qui m’a captivée et que je n’avais pas envisagée à la lecture du résumé. C’est bien plus vaste que ce que j’avais imaginé. Pour le moment, j’ai préféré les passages dans la Cité. Ces chapitres étaient bien plus palpitants à mes yeux. Ne jugeons pas les îles trop vite toutefois. Les derniers événements pourraient changer la donne.

Tous les bons éléments n’auront pas suffi à me convaincre totalement mais l’auteure a su me rendre curieuse. Avec ce premier tome, le mystère reste entier. Ce que l’on voit se profiler à l’horizon est encore nébuleux et j’aimerais beaucoup avoir les réponses à mes questions. A l’occasion, je lirai donc volontiers la suite pour connaître le dénouement.